X rejette ce que sa direction qualifie d’enquête pénale à motivation politique lancée par les autorités françaises. Le média social d’Elon Musk refuse de coopérer et nie toutes les accusations.
Dans une publication de son compte officiel « Global Government Affairs », X réagit à l’ouverture la semaine dernière d’une enquête menée par le parquet de Paris. La procédure vise à vérifier des soupçons d’abus d’algorithmes et d’extraction frauduleuse de données par l’entreprise et certains de ses dirigeants.
X affirme être « dans le flou total » quant à la nature précise des accusations portées contre la plateforme. Sur la base des informations dont elle dispose, l’entreprise estime que l’enquête « détourne le droit français pour servir un agenda politique et, au final, restreindre la liberté d’expression ».
La société d’Elon Musk précise que les autorités françaises ont demandé un accès à son algorithme de recommandation ainsi qu’à des données en temps réel concernant tous les messages publiés par les utilisateurs, afin que des experts puissent analyser ces données et « découvrir la vérité » sur le fonctionnement de la plateforme X.
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L’un des experts impliqués est le député français Éric Bothorel, à la tête de l’institution publique Escape X, que la société accuse d’encourager les utilisateurs à quitter la plateforme. Un autre expert cité est Maziyar Panahi, qui a déjà collaboré à des projets de recherche avec Éric Bothorel et dont X dénonce l’« hostilité ouverte » envers le média social.
« L’implication de ces individus soulève de sérieuses inquiétudes quant à l’impartialité, l’équité et les motivations politiques de l’enquête, pour le dire gentiment. Un résultat couru d’avance n’est pas un résultat équitable », ajoute le texte publié par X.
A noter que X fait également l’objet de critiques de la part de la Commission européenne, qui soupçonne la plateforme de violations potentielles des règles publicitaires dans le cadre du Règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA).
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