Un rapport du service de monitoring New Relic révèle que 57 % des opérateurs mobiles et 27 % des organisations technologiques subissent chaque semaine des pannes majeures qui coûtent respectivement 2 millions de dollars par heure aux premiers et 1,6 million aux secondes.

Le rapport sur l’état de l’observabilité dans les télécommunications et les technologies souligne que ces pannes peuvent entraîner des pertes de revenus et des problèmes opérationnels pour les entreprises technologiques, « mais pour les opérateurs télécoms, les enjeux sont plus importants ».

Selon le document, les interruptions de service chez les opérateurs mobiles peuvent avoir des conséquences liées aux réglementations et impacter la sécurité publique.

Les opérateurs mobiles adoptent massivement l’IA pour renforcer leur observabilité : 74 % l’ont déjà mise en place, contre une moyenne mondiale de 54 % tous secteurs confondus.
À l’inverse, moins de 52 % des professionnels de l’informatique ont déployé des outils de surveillance basés sur l’IA, mais 94 % prévoient de le faire dans les trois prochaines années.

Pour les organisations technologiques, le principal avantage de l’observabilité est l’amélioration de l’efficacité opérationnelle (43 %), suivie par une meilleure disponibilité et fiabilité des systèmes (40 %).

Pour les opérateurs mobiles, l’amélioration du temps de disponibilité des systèmes (38 %) et la productivité des développeurs (32 %) sont les bénéfices les plus souvent cités.

Le rapport indique que 42 % des opérateurs mobiles prévoient de former leurs employés aux plateformes d’observabilité, contre 49 % dans le secteur technologique.

Il ajoute que les industries IT et télécoms démontrent qu’il n’existe pas de voie unique vers une observabilité mature.

Pour Nic Benders, directeur de la stratégie technologique chez New Relic, les opérateurs mobiles adoptent rapidement l’observabilité alimentée par l’IA, « tandis que les spécialistes de l’informatique tirent parti de leurs forces en construisant une base centrée sur les développeurs ».

L’entreprise précise que le rapport est basé sur une enquête menée d’avril à mai auprès de 500 responsables d’ingénierie et membres d’équipes informatiques dans des entreprises de télécommunications et de nouvelles technologies.