Donald Trump a signé dans l’après-midi du 25 septembre un décret destiné à séparer les activités de TikTok aux États-Unis de celles de sa maison mère chinoise ByteDance, permettant ainsi à des investisseurs américains de prendre une participation majoritaire dans la nouvelle entité.

Selon le Guardian, Donald Trump aurait récemment conclu un accord avec le président chinois Xi Jinping afin d’autoriser TikTok à reprendre ses activités aux États-Unis après avoir fait face à une interdiction pour raisons de sécurité nationale.

CNBC rapporte que le fonds émirati MGX, Oracle et Silver Lake détiendront chacun 15 % de TikTok US. ByteDance conservera 19,9 %, tandis que les 35 % restants appartiendront aux investisseurs actuels de ByteDance et à de nouveaux actionnaires.

Parmi les autres investisseurs listés par le Guardian figurent le cofondateur d’Oracle Larry Ellison, le magnat des médias Rupert Murdoch et son fils Lachlan, ainsi que Michael Dell, PDG de Dell Computers. Le conseil d’administration, composé de sept membres dont six citoyens américains, devrait inclure des experts en cybersécurité et en sécurité nationale.

D’après le Financial Times, le vice-président JD Vance valoriserait TikTok US à 14 milliards de dollars.

Arme de propagande

« Cet accord signifie vraiment que les Américains peuvent utiliser TikTok, mais en lui accordant plus de confiance qu’avant, car leurs données sont sécurisées et ne seront pas utilisées comme une arme de propagande comme cela a été le cas dans le passé », a affirmé JD Vance, qui flanquait Donald Trump lors de la signature, selon ABC News.

ABC News note également que la Maison Blanche n’a pas confirmé l’ensemble des nouveaux propriétaires de TikTok US.

Le statut de TikTok aux États-Unis baigne dans le flou depuis que le Congrès a adopté en 2024 une loi obligeant ByteDance à vendre TikTok à des entités américaines. La Cour suprême des États-Unis a confirmé le 17 janvier l’obligation de vente ou d’interdiction de TikTok.

A quatre reprises depuis janvier, l’administration Trump a repoussé la date limite de cession des activités américaines de ByteDance sous peine d’interdiction nationale.

Après s’être farouchement opposé à Tik Tok durant son premier mandat, le président a changé d’avis, attribuant à la jeune base d’utilisateurs du service chinois le mérite de l’avoir aidé à se faire élire pour un second mandat.