A en croire le Financial Times (FT), Orange, Iliad et Bouygues Telecom envisageraient une répartition tripartite des activités de SFR. Cette nouvelle spéculation relance les interrogations sur l’avenir stratégique et la structure de propriété de l’opérateur français.

D’après le FT, les trois telcos étudieraient un scénario de « démembrement » de SFR, dans lequel les actifs de la société contrôlée par le milliardaire Patrick Drahi seraient répartis entre eux, réduisant le nombre de grands opérateurs mobiles sur le marché français de quatre à trois.

Des sources proches du dossier suggèrent que l’initiative pourrait être menée principalement par Iliad ou Bouygues, mais qu’aucune décision n’a encore été prise quant à la répartition des actifs. Il n’est pas non plus certain qu’un accord voie le jour. Toute opération devrait en outre être soumise à l’approbation des autorités de régulation.

La rumeur s’inscrit dans un contexte de spéculations persistantes sur l’avenir de SFR. En mai dernier, Bloomberg rapportait que la maison-mère, Altice France, envisageait de céder une participation majoritaire. L’ensemble du groupe aurait alors été évalué à environ 30 milliards d’euros, dette comprise.

Plus tôt cette année, Altice France a conclu un accord de restructuration de sa dette, une étape jugée par le FT comme facilitant une vente une fois le processus finalisé, ce qui est prévu pour octobre.

Selon les estimations de GSMA Intelligence pour le deuxième trimestre, SFR est actuellement le deuxième opérateur mobile en France avec 19,4 millions d’abonnés, derrière Orange (24,7 millions) et devant Bouygues Telecom (18,5 millions) et Free Mobile/Iliad (14,7 millions).

Un éventuel démantèlement ou rachat partiel de SFR modifierait profondément l’équilibre du marché français des télécoms, avec des conséquences possibles sur la concurrence, les prix, l’emploi et les investissements dans les réseaux.