La France et le Royaume-Uni ont signé plusieurs partenariats visant à renforcer les infrastructures critiques, à établir des liens plus étroits dans le domaine du calcul haute performance (supercalcul) et à produire un effort de recherche commun en IA.
Ces nouvelles collaborations annonces ont été annoncées lors de la visite d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni. Lors d’un discours prononcé cette semaine à l’Imperial College de Londres, le Président français a souligné l’importance pour les deux pays de coopérer dans le domaine de l’IA pour faire face au retard déjà enregistré sur les États-Unis et la Chine.
Dans cette optique, le gouvernement britannique a annoncé le 10 juillet le lancement d’un partenariat de supercalcul avec la France, copiloté par le Bristol Centre for Supercomputing et le GENCI (Grand équipement national de calcul intensif). Les deux pays vont collaborer pour accroître leur capacité de calcul et partager les meilleures pratiques en IA, dans le but de « stimuler des percées majeures » dans ce domaine.
Les efforts annoncés vont renforcer en outre le plan d’action britannique sur les opportunités de l’IA, doté de 14 milliards de livres et qui vise à favoriser l’adoption de cette technologie dans toute l’économie.
La France et le Royaume-Uni travaillent déjà ensemble sur l’IA, avec un engagement commun dans des travaux techniques de pointe, notamment en lien avec la sécurité nationale.
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Menaces en évolution
Dans un communiqué détaillé, le gouvernement britannique évoque également les quelques 130 millions de livres investis en France par groupe BT sur son dernier exercice, permettant de connecter plus de 80 entreprises françaises.
Il ajoute que Thales, groupe français spécialiste de la cybersécurité, prévoit d’investir 40 millions de livres dans la R&D dédiée à l’IA, à travers son accélérateur britannique cortAIx, qui servira de centre névralgique pour ses travaux sur cette technologie au Royaume-Uni.
Cette initiative permettra selon Londres aux deux pays de « garder une longueur d’avance face à des menaces en constante évolution, en libérant le potentiel de l’IA pour accroître les chances de réussite des missions ».
Au-delà de l’IA, des chercheurs des deux pays travailleront également ensemble à la protection des infrastructures critiques (réseaux électriques, services d’urgence…) en développant des systèmes de navigation et de synchronisation plus résilients.
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